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YardOdds · méthode

Comment ça marche

YardOdds répond à une seule question : quelle est la probabilité que ce joueur atteigne ce seuil à son prochain match, s’il joue ? Voici comment ce chiffre est obtenu, comment il est vérifié, et ce qu’il ne dit pas.

Ce qu’est une probabilité YardOdds

Chaque chiffre porte sur un joueur, une action et un seuil : « au moins 5 réceptions », « au moins 60 verges de course ». Il y a 8 actions, avec des seuils ronds, les mêmes pour tous.

70 % veut dire : dans un grand nombre de situations semblables, le seuil a été atteint environ 7 fois sur 10. C’est aussi 3 fois sur 10 où il ne l’est pas.

C’est une lecture descriptive du passé mesuré du joueur. Ce n’est ni un pronostic, ni un conseil, ni une garantie.

YardOdds n’est pas un site de paris : aucune cote, aucune mise, aucune recommandation.

« S’il joue »

Chaque probabilité suppose que le joueur est en uniforme. S’il est déclaré inactif, elle est annulée : elle ne compte ni pour ni contre le modèle. Une blessure en plein match, elle, compte : le chiffre ne sait pas prévoir un match écourté.

Un joueur déclaré absent au rapport de blessures disponible au moment du calcul ne reçoit aucune probabilité.

Les données

Les statistiques de match viennent du projet ouvert nflverse (licence CC-BY 4.0), qui redistribue les données de la NFL. YardOdds n’est ni affilié à la NFL, ni approuvé par elle. Les données sont relues chaque jour.

Un détail compte plus qu’il n’y paraît : un joueur actif absent des feuilles de statistiques a joué sans rien accumuler, c’est un zéro. YardOdds ne l’inscrit comme zéro que lorsque trois conditions sont réunies : le match est terminé, la source a publié les statistiques de ce match, et la liste des inactifs de l’équipe est connue. Avant, l’absence n’est pas encore une information.

Un bon match ne fait pas un bon joueur

Une saison compte 17 matchs par équipe : trois grosses soirées suffisent à gonfler une moyenne. YardOdds ramène chaque moyenne vers celle de la position, d’autant plus fort que l’échantillon est petit et que l’action est rare.

La force de ce rappel n’est pas choisie à la main : elle est mesurée sur les saisons passées, en comparant ce qui varie d’un match à l’autre chez un même joueur à ce qui distingue vraiment les joueurs entre eux.

Pour recevoir une probabilité, un joueur doit avoir disputé au moins 3 matchs récents et tenir un vrai rôle dans l’attaque. Les recrues attendent donc quelques semaines.

D’abord le volume, ensuite l’efficacité

Un receveur ne capte pas de passes s’il n’est pas ciblé. YardOdds sépare donc deux questions : combien d’occasions (cibles, courses, passes tentées), puis ce que le joueur en fait (taux de réception, verges par jeu). Chacune a sa loi statistique, et les deux sont combinées exactement, sans simulation.

Les verges se construisent jeu par jeu : 80 verges, c’est une somme de gains très inégaux. Le calcul tient compte de cette irrégularité au lieu de supposer que chaque jeu rapporte la moyenne.

Pour les quarts, une réalité propre au football est prise en compte : un partant peut quitter le match tôt, sur blessure ou retrait. La fréquence de ces sorties est mesurée sur les saisons passées et intégrée au calcul.

Les touchés, marqués « fragile »

Un touché est rare, et le hasard y pèse lourd. Les actions de touchés ont battu la moyenne de leur position à la vérification, mais parfois de peu. Elles portent l’étiquette fragile : ce sont les chiffres à lire avec le plus de prudence.

L’adversaire

On pourrait croire qu’affronter une défense faible change tout. YardOdds a testé un ajustement selon ce que la défense adverse accorde : sur deux saisons, son effet est resté trop mince pour se distinguer du hasard. Plutôt que d’afficher un ajustement qui ne prouve rien, il reste consigné en coulisse et continue d’être mesuré.

Les vedettes

La vedette potentielle d’un match est le joueur dont la probabilité dépasse le plus la moyenne de son poste, d’après ses matchs précédents. On compare des écarts, pas des pourcentages bruts : 55 % à un seuil que les joueurs du poste atteignent 20 % du temps en dit plus que 80 % à un seuil que presque tous atteignent.

Les touchés sont exclus du choix : trop rares pour désigner une vedette. Le palmarès, lui, classe simplement les joueurs de la semaine du plus probable au moins probable, action par action.

Mise à jour chaque jour, jugée sur le match

Les probabilités de tous les matchs de la semaine sont mises à jour chaque jour avec les effectifs et les rapports de blessures : un joueur déclaré absent disparaît de la liste.

Le chiffre d’un joueur, lui, repose sur ses 16 derniers matchs de saison régulière, pris dans la saison en cours et les deux précédentes. Il change d’une semaine à l’autre, quand un nouveau match s’ajoute à son historique (ou si la source corrige une statistique), pas d’un jour à l’autre.

Avant chaque match, dans les 36 heures qui précèdent le coup d’envoi, la dernière probabilité est inscrite au journal, avec une empreinte numérique : une retouche après coup se verrait. C’est cette valeur-là qui est jugée, et c’est elle que vous voyez jusqu’au match.

Après le match, le résultat réel la résout. Le journal accumule ainsi, semaine après semaine, une trace complète et vérifiable de tout ce qui a été annoncé.

Comment on vérifie

Avant toute publication, le modèle a été calibré sur les saisons 2021 à 2023, puis vérifié une seule fois sur 2024-2025, deux saisons qu’il n’avait jamais vues : 59 051 prédictions sur 36 semaines.

Deux mesures, toujours ensemble. La fiabilité : quand YardOdds annonce 30 %, est-ce arrivé environ 30 % du temps ? Par tranche de 10 points, l’écart est resté dans ± 2,0 points. La finesse : fait-il mieux que la simple moyenne de la position ? Son erreur (score de Brier) est plus basse de 11 %.

Une action n’est publiée que si elle bat la moyenne de sa position avec une marge que le hasard n’explique pas.

Pour la saison en cours, le journal fera foi. Aucune conclusion n’en sera tirée avant 2 000 prédictions résolues et 8 semaines : en deçà, le hasard parle plus fort que le modèle.

Ce que le chiffre ne sait pas

  • une blessure ou un retrait en cours de match ;
  • un changement de rôle annoncé après l’inscription au journal (nouveau partant, retour d’un coéquipier) ;
  • la météo et le plan de match ;
  • toute nouvelle survenue après le calcul.

Le chiffre décrit un passé mesuré avec soin. L’interprétation vous appartient.

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